Suspended spaces

Posts Tagged ‘Maison de la Culture Amiens

Vidéo des vernissages à la Maison de l’architecture et à la Maison de la Culture

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Une vidéo réalisée par John David Tressel, élève à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon.

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20 janvier 2010 at 6:25

Mehmet Yashin / Suspended Spaces#1 à la Maison de la Culture

Mehmet Yashin

Dead House

2009 – 2010

Installation – texte transféré sur le mur, enregistrement sonore, textes à disposition

Traductions en allemand, anglais, bosniaque, espagnol, français, grec, italien, judeo-espagnol, letton,néerlandais, turc.

Pour le projet Suspended Spaces, Mehmet Yashin revisite son propre travail et propose une variation sur son poème Dead House. Dans cette pièce, il associe d’une part un enregistrement sonore où il lit le texte dans sa langue originale, le turc, d’autre part des traductions de ce poème en onze langues différentes, proposées au visiteur sur des feuilles volante et enfin l’écriture manuscrite de ce texte en français, à même les murs de la Maison de la Culture. Mehmet Yashin s’est basé sur son expérience d’enfant réfugié pour écrire le poème Dead House, où il évoque la maison de son enfance que sa famille et lui-même ont dû quitter pendant l’hiver 1963 (le “Bloody Christmas”) alors qu’il avait cinq ans. Située à Neapolis, dernier quartier cosmopolitain de Nicosie (Chypre), elle avait alors été pillée et incendiée par l’EOKA, l’Organisation Nationale des Combattants Chypriotes (une organisation nationaliste anticommuniste et pro-hellène qui souhaitait l’autodétermination de l’île et son rattachement à la Grèce). Mehmet Yashin avait perdu certains membres de sa famille lors de ce conflit.

Si aujourd’hui le poème occupe les murs de l’espace d’exposition à Amiens, il s’est nourri des murs brûlés de l’enfance de l’auteur. Chant en hommage à une maison morte, le texte crie le temps qui passe et la douleur de la perte, qui elle reste intacte, tandis que « tinte le fou-rire de la guerre ». En proposant le même poème en onze langues, Mehmet Yashin revendique le caractère universel de ses écrits. Ne prenant pas de position politique, il préfère l’espace poétique à celui des nations. En épilogue à son recueil paru en français sous le titre Constantinople n’attend plus personne (2008, Edition Bleu autour), il affirme ainsi : « L’espace de mon identité ne peut être que ma poésie ».

Mehmet Yashin signe ses écrits d’un même « seau », qui illustre les couvertures de ses livres : une figure de l’hybridité qu’il a dessinée lui-même et qui représente au mieux cette installation que l’artiste a placée aux croisements des identités – artistiques comme nationales.

Mehmet Yashin est un poète né en 1958 à Chypre. Il vit actuellement entre Cambridge, Istanbul et Nicosie. Il est considéré comme l’un des plus importants poètes turcophones de sa génération. En 1984, son premier recueil Sevgilim OÅNlü Asker (Soldat mort mon amour) est dédié « à toutes les victimes des guerres de Chypre». Il est récompensé par le Prix de poésie de l’Académie Turque et le Prix de poésie A. Kadir mais il a également pour conséquence l’expulsion du poète à cause de ses critiques « subversives » contre la politique turque défendue à Chypre. En parallèle à son travail poétique, il a écrit à ce jour deux nouvelles, trois essais et trois anthologies et études sur la poésie chypriote. Son travail est traduit dans plus de vingt langues. Ses poèmes ont fait l’objet de mises en musique et ont été adaptés pour la scène et pour des œuvres d’art visuel.

Charlène Dinhut

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4 janvier 2010 at 10:58

Christophe Viart / Suspended Spaces#1 à la Maison de la Culture

Christophe Viart

No diving or jumping

2010

Construction – technique mixte,

450 x 260 x 310 cm

No diving or jumping est né de deux voyages différents. Le premier est lié à la résidence organisée à Chypre dans le cadre du projet Suspended Spaces #1 en 2008, le second a conduit Christophe Viart à Tijuana, dans l’état de Basse-Californie au Mexique quelques mois plus tard. C’est sur la plage de cette ville, au bord du Pacifique, à quelques mètres de la frontière des États-Unis, qu’il a pris les photographies de la cabine de surveillance de baignade ayant servies de modèles à la pièce fabriquée pour l’exposition Suspended Spaces. Le passage par les images est une étape importante dans sa reproduction à l’échelle 1/1. Le repositionnement de cet équipement de sécurité délesté de sa fonction première dans un espace d’exposition joue sur l’ambiguïté du regard qu’on lui porte. Réflexion sur la perception des êtres et des choses, No diving or jumping se présente comme un emblème du point de vue : endroit où l’on doit se placer pour voir un objet le mieux possible et endroit où un objet doit être placé pour être bien vu. Travail de copie, No diving or jumping conjugue le souvenir de la plage de Tijuana, avec les campements des familles qui prennent le soleil sur le sable contrastant avec l’étendue déserte de l’autre côté de la frontière, et l’image survivante de Famagusta et de ses immeubles fantômes face à une mer dépeuplée.

Christophe Viart est né en 1962. Il vit à Nantes et travaille à Rennes où il enseigne à l’université Rennes 2 et à l’école régionale des beaux-arts.  Parmi d’autres, plusieurs expositions personnelles et collectives lui ont donné l’occasion de présenter son travail ces dernières années : 22 images, galerie de la présidence, université Rennes 2, 2008 ; A Survey of Artist’ Books. Les Editions Incertain Sens, centre for Contemporary Art Ujazdowski Castle, Varsovie (Pologne), 2007; Semantica, Centre de Arte Casa Duró, Mières (Espagne), 2006 ; Lugares de la mirada, Sala Lai,  Gijón (Espagne), 2005 ; Collections privées nantaises, musée des beauxarts, Nantes, 2003; Qu’est-ce que l’art domestique ?, galerie Jean-Luc et Takato Richard, Paris, 2003 ; Christophe Viart, galerie Ipso facto, Nantes, 2002. Il mène également différents projets éditoriaux dont un travail consacré à Moby Dick d’Hermann Melville qu’il poursuit actuellement et qui a en particulier donné lieu à la parution de deux livres d’artiste : Têtes ou queues et La Gamme édités chez Incertain sens en 2005.

No diving or jumping, 2009 Christophe Viart Technique mixte, 450 x 260 x 310 cm © Christophe Viart pour Suspended Spaces

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4 janvier 2010 at 10:55

Daniel Lê & Eric Valette /Suspended Spaces#1 à la Maison de la Culture

Daniel Lê, Eric Valette

Derby

2009

Vidéo, 3 mn 17, son

en alternance avec

BORN TO BE RED

2009

Vidéo, 6 mn 12, son

Pour le projet Suspended Spaces, Daniel Lê et Eric Valette ont décidé de travailler ensemble pour la première fois.

Dans Derby, ils s’intéressent à la singulière situation géographique d’une église en construction, au bord d’une autoroute et en face d’un stade, au sud de l’île de Chypre (partie grecque). Brut de béton mais suivant un modèle traditionnel byzantin, l’église inachevée leur est apparue comme un monument, magnifique et monstrueux à la fois, évoquant par sa matière et sa force l’absurdité et la beauté de la ville fantôme de Famagusta. Rapprochant symboliquement la fonction sociale du football et de la religion, en profitant de cette cohabitation étrange de part et d’autre de l’autoroute, Daniel Lê et Eric Valette ont enregistré l’occupation de l’espace sonore de cette église par le bruit de l’autoroute puis y ont fait entrer le son du stade lors d’un match de foot

particulier : un derby, opposant les deux clubs en exil de la ville de Famagusta, L’Anorthosis et le Nea Salamis. La chanson entendue, poème lyrique en hommage à Amochostos (nom grec de Famagusta), est chantée tour à tour par les deux tribunes de supporters des deux frères ennemis, dans un paroxysme d’agressivité.

Pour BORN TO BE RED, Daniel Lê et Eric Valette invitent de jeunes supporters du club de Nea Salamis à chanter dans le choeur de l’église inachevée. Présence humaine déplacée,

les adolescents sont en rouge, la couleur de ce club de Famagusta, la ville fantôme qu’ils n’ont jamais connue mais dont ils défendent pourtant le nom, en exil. Mais le rouge est aussi la couleur du drapeau turc, omniprésent dans le nord de Chypre, provocateur jusqu’à recouvrir une partie de la montagne qui fait face à la capitale Nicosie. Born to Be Red, le slogan « communiste» des supporters de ce club-là résonne donc comme une touchante ironie, de la part d’adolescents dont la ville d’origine est sous la botte « rouge» de l’armée turque.

Daniel Lê est né en 1961 à Levallois-Perret. Il enseigne les arts plastiques à la Faculté des Arts d’Amiens. Il vit et travaille à Paris. Il poursuit un travail artistique qui ne se signale pas par un « style », mais réside dans un phrasé personnel, se saisissant aussi bien de la photo, de la vidéo, du film, que du dessin, de la sculpture, des installations et de la performance. Il adopte des principes de travail à l’occasion de chaque nouveau projet. Il a orienté sa recherche autour de la question du documentaire avec notamment une vidéo intitulée How I shot Hitler et prépare une nouvelle vidéo God save the king. Il s’intéresse également à la chanson et poursuit un travail musical avec son groupe L8ter.

Eric Valette est né en 1969 à Bron (Lyon). Il enseigne les arts plastiques à la Faculté des Arts d’Amiens. Travaillant souvent depuis un poste d’observation. Ses vidéos et dessins sont à la fois le fruit de ces observations et un travail sur le fait même d’observer. Entre l’enregistrement froid de la vidéo surveillance et la contemplation poétique, se glissent des constats sociaux, des amorces de fiction, des rencontres avec le documentaire, le clip, la peinture ou le cinéma. Il réalise actuellement une bande dessinée autobiographique racontant la genèse et le développement du projet Suspended Spaces. Il a orienté sa recherche théorique sur la question de la représentation et sur les cultures adolescentes et leurs influences dans le champ artistique contemporain.

BORN TO BE RED Daniel Lê – Éric Valette Vidéo, 2009 © Daniel Lê – Éric Valette pour Suspended Spaces

Bande dessinée, projet en cours  2007-2010 Éric Valette  © Éric Valette pour Suspended Spaces
Bande dessinée, projet en cours Éric Valette 2007-2010 © Éric Valette pour Suspended Spaces

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4 janvier 2010 at 7:56

Yiannis Kyriakides / Suspended Spaces à la Maison de la Culture

Yiannis Kyriakides,

compositeur chypriote, vit et travaille à Amsterdam.

Reprenant la musique des night-clubs grecs des années 1970, l’installation de Yannis Kyriakides donne à écouter des fragments de chansons figées dans le temps, comme des ruines porteraient en eux le temps arrêté des années glorieuses. L’artiste a défini un espace neutre, sombre, où le public peut expérimenter la sensation de marcher sur des débris de disques. Cet espace prend forme dans la matière sonore, au fur et à mesure de l’avancée du spectateur : les voix et les sons deviennent audibles en fonction des coordonnées physiques du spectateur qui porte un casque, et dont le déplacement
est tracé par une caméra vidéo. «On trébuche sur un paysage de voix figées, sur des extraits de morceaux de
musique pop des années 1970 à peine reconnaissables, sur des rythmes disco brisés, comme des échos d’un espace invisible ».
Cette architecture sonore en mille morceaux évoque les immeubles qui tombent en ruine de la ville fantôme de Varosha dans la ville de Famagusta. Avant 1974, Famagusta était une grande ville balnéaire marquée par une importante vie nocturne. L’installation de Yannis Kyriakides souligne le synchronisme entre l’hédonisme optimiste nourrissant le tourisme et les violences politiques de la même période. Ici, dans l’espace sans repère visuel de l’oeuvre, la
position du spectateur se trace dans le présent du son figé depuis des années. «L’espace devient temporel. »

Disco Debris est né du voyage que Yannis Kyriakides a effectué à Chypre dans le cadre du projet Suspended Spaces, et de sa visite des alentours de la ville fantôme de Varosha. Lors de l’invasion de Famagusta par l’armée Turque, dans l’été 1974, Yannis Kyriakides et sa famille y passaient leurs
vacances. Le bombardement de juillet figure parmi l’un des premiers souvenirs de l’artiste. Réfugiés au sous-sol d’un hôtel, son frère et lui ont passé la journée à dessiner sur le sol à l’aide d’un morceau de roche qui, sous le choc des bombes, s’était détaché du mur. Au sujet de son séjour pour le projet Suspended Spaces, l’artiste raconte : « C’était très étrange de revenir sur place, de voir les coques de ces bâtiments et de savoir que ma première mémoire venait de ce jour où le temps s’était figé ici ». Il explique que l’idée d’utiliser la musique pop de cette époque comme image sonore pour cette installation est née du fait que son père possédait, à cette époque, un night-club à Nicosie. « J’avais le sentiment que ma conscience se développait sur fond de
pop musique grecque. »

Yianni Kyriakides est un compositeur chypriote qui vit et travaille actuellement à Amsterdam. Né à Chypre en 1969, il émigre avec sa famille en
Grande Bretagne en 1975. Par son travail de compositeur, Yannis Kyriakides cherche à créer des formes hybrides, utilisant des sources
sonores inattendues, combinant pratiques classiques et pratiques digitales. Il expérimente l’espace sensoriel que la musique occupe et travaille dans des domaines très variés : la danse, le théâtre, la vidéo, et les nouveaux médias. Il est membre du Conservatoire royal de musique de La Haye. Ses compositions ont fait l’objet de nombreux disques. En tant qu’improvisateur, il travaille notamment en duo avec Andy Moor (guitariste du groupe The Ex) nommé Red v Green, et est membre du groupe d’improvisation de danse et de musique Magpie Music Dance.

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4 janvier 2010 at 7:07

Jan Kopp / Suspended Spaces à la Maison de la Culture

Jan Kopp,

artiste allemand, vit et travaille à Paris

Pour réaliser l’animation the house, Jan Kopp a redessiné une photographie qu’il a prise d’une construction en béton armé dans la partie nord de Chypre. Cette construction est restée inachevée, résidu d’un chantier non terminé comme il en existe des centaines sur l’île mais aussi ailleurs dans le bassin méditerranéen, sans que l’on sache les raisons de cet état (problèmes légaux, financiers, politiques ?). Jan Kopp s’est particulièrement intéressé à ce bâtiment inachevée « pour son architecture rappelant la silhouette d’un temple de la Grèce antique ».

L’animation montre d’abord un paysage, qui se résume en trois surfaces : le sol, une bande sombre représentant la mer et le ciel légèrement brumeux. Puis l’animation laisse apparaître la structure architecturale inachevée, ainsi que des personnages fantomatiques qui, par gommage, disparaissent

ensuite. Accompagnée du son discret de la mer, cette lente évolution des formes, bien éloignée de la dureté de la structure géométrique en béton, introduit un regard poétique et délicat, où l’absence et la disparition semblent se jouer de ce que la présence d’une telle construction signifie dans l’économie de l’île. Car à Chypre comme ailleurs, construire, c’est prendre possession du territoire.

Seul le paysage demeure inchangé dans l’étrangeté de cette temporalité reconstruite. Face à ce bâtiment imposant, qui fait bloc, l’achèvement de toute action humaine planifiée et cohérente semble ici mis à mal. La présence humaine apparaît fragile, elle se défait et ne peut s’approprier aucune matière, aucune identité, ni unité.

The house 2009 Jan Kopp © Jan Kopp pour Suspended Spaces

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4 janvier 2010 at 7:05

Maïder Fortuné / Suspended Spaces#1 à la Maison de la Culture

Maïder Fortuné

Curtain!

2008

Projection vidéo, 18 mn, son

Dans un espace sombre aux contours indéfinis, les silhouettes familières des héros de films et de dessins animés liés au monde de l’enfance, défilent dans une procession monotone et sans fin. Elles s’avancent lentement vers le fond de l’espace, où elles disparaissent, happées par une lumière diaphane dont elles ne reviendront plus. Les personnages que l’on reconnaît ici n’en sont plus : leurs couleurs acidulées ont disparu, ainsi que leurs expressions et démarches singulières. Ils sont rendus à leur évocation minimale, à l’essence du dessin originaire. Avant la tombée du rideau, une dernière parade de ceux qui sont nés dans la lumière projetée des salles obscures.

Maïder Fortuné ménage ici une suspension feutrée du sens et du temps, où ces figures sont des spectres de la mémoire, aux traits désormais superflus dans l’obscurité de la mémoire. Les formes simplifiées, comme des traces mentales, sont libérées de leur contexte narratif d’origine et peuvent ouvrir à nouveau à un domaine d’interprétations et de perceptions. Les images proposées ici n’imposent pas de narration, et le flottement silencieux du temps abstrait les figures qui reçoivent en creux les pensées, les questionnements, l’intériorité de celui qui les regarde. Maïder Fortuné livre ces enveloppes vides au bon vouloir de notre désir projectif, et opère entre le souvenir, la perte de la fiction originelle et l’extension infinie de celle qui se déploie maintenant dans les imaginaires.

Les œuvres de Maïder Fortuné (vidéos, photographies, films, installations) sont autant de mises en scène dessinant des fictions de présences virtuelles étrangement incarnées, à même l’espace d’exposition, et comme surgies de la matière qui les construit. L’ensemble vise une image mentale qui s’affranchit du récit pour devenir le support d’une projection active du regard, susceptible d’ouvrir le chemin d’une anamnèse.

« Entre mouvement et suspens, l’image, dessaisie du leurre / énigme au croisement de l’enregistrement (technique, psychique) et de sa présentation (présent de la projection, présence du spectateur) / visions fugitives, ombres persistantes / figures d’anamnèse, embrayeurs de mémoire / emboîtements de temps paradoxaux / traversées de durées épaisses, verticales / variations, scansions, balayages/ wunderblock…»

M. Fortuné

Après des études littéraires et une formation théâtrale à l’école de Jacques Lecoq, Maïder Fortuné, née en 1973, intègre Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains à Tourcoing et oriente son intérêt sur les arts visuels. Elle est représentée par la galerie Martine Aboucaya à Paris. En 2009, son travail a été présenté dans les expositions Elles@Centrepompidou (Paris), Dans la nuit, des images, Grand Palais (Paris), ou encore à la Loop art fair (Barcelone). En 2009-2010, elle est pensionnaire en résidence à la Villa Médicis à Rome.

Charlène Dinhut

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4 janvier 2010 at 5:48