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Le Programme VIDÉO & CINÉMA au Studio Label Bleu

Les 5 Programmes VIDÉO et CINÉMA au Studio

Label Bleu


1-AÉROPORTS

113mn

mercredi 20 janvier  18h, jeudi 21 janvier 10h

• The Expanding Airport de Charles et Ray Eames

Etats-Unis – 1958 – 9mn

• Vostok 1 de Jan Andersen

France – 2003 – 3 mn

• Site Specific–Las Vegas 05 de Olivo Barbieri

Etats-Unis/Canada/Italie – 2005 – 12mn

• LAX de Bureau of Inverse Technology

Etats-Unis – 2005 – 15mn 30

• Threshold to the Kingdom de Mark

Wallinger

Grande-Bretagne – 2000 – 11mn 20

• Infrastructure de Rachel Reupke

Grande-Bretagne – 2004 – 14mn

• Hinterland de Marie Voignier

France – 2009 – 49mn


2-MOYEN ORIENT

75 mn

mercredi 20 janvier / 10h, samedi 23 janvier /18h



• A Declaration de Yael Bartana

Israël – 2006 – 7mn 40

• The Dead Weight of a Quarrel Hangs de

Walid Ra’ad

Liban – 1996-99 – 16mn 54

• Detail de Avi Mograbi

Israël – 2004 – 8mn 15

• Sabbath 2008 de Nira Pereg

Israël – 2008 – 7mn 12

• Going for a Ride de Naded Awwad

Palestine – 2003 – 15mn

• Mother Economy de Maya Zack

Israël – 2007 – 19mn 45

3-CLANDESTINITÉ, MOBILITÉ & FRONTIÈRES #1

89 mn


mardi 19 janvier / 10h, vendredi 22 janvier /18h


• Border de Laura Waddington

France/Grande-Bretagne – 2004 – 27mn

• Returning a Sound de Jennifer Allora &

Guillermo Calzadilla

Etats-Unis – 2004 – 5mn 42

• In Transit de Lida Abdul

Afghanistan – 2008 – 4mn

• Total symbiose de Abraham Poincheval,

Laurent Tixador

France – 2000 – 15mn 30

• When Faith Moves Mountains de Francis Alys

Belgique/Mexique – 2002

• Island de Laurent Montaron

France – 2004 – 2mn


4-CLANDESTINITÉ, MOBILITÉ & FRONTIÈRES #2

111mn


jeudi 21 janvier / 18h , vendredi 22 janvier /10h


• Mapping Journey #1 de Bouchra Khalili

France – 2008 – 4mn 30

• Shoes for Europe de Pavel Braila

Moldavie – 2002 – 22mn

• Munchen-Berlin Wanderung de Oskar Fischinger

Allemagne – 1927 – 5mn

• Middlesea de Zineb Sedira

Algérie/Grande-Bretagne – 2008 – 16mn

• Mapping Journey #2 de Bouchra Khalili

France – 2008 – 3mn

• Europlex de Ursula Bieman & Angela Sanders

Suisse – 2003 – 20mn

• Vidéocartographies : Aïda, Palestine de Till Roeskens

France – 2008 – 46mn


5-ENTRE DEUX

82 mn

mardi 19 janvier / 18h, samedi 23 janvier /10h

• Rabbit à la Berlin de Bartek Konopka Allemagne/Pologne – 2009 – 50 mn

• The White Station de Seifollah Samadian – Iran -1999 – 8 mn

• Lift de Marc Isaacs -Grande-Bretagne – 2001 -24 mn

Détail des programmes :

Aéroports (113 minutes)

• The Expanding Airport de Charles et Ray Eames

(Etats-Unis / 1958 / 9 mn / 16mm – vidéo / Foundation Eames à LA ou peut-être chez Chalet Pointu)

A concise history of airports leads into Eero Saarinen’s Dulles Airport concept.

• Vostok 1 de Jan Andersen (France / 2003 / 3 mn / vidéo)

7 h 30 – 16 mars 2003 : l’engin Vostok 1′, sur son pas de tir, pour une tentative de décollage spatial.

• Site Specific–Las Vegas 05 de Olivo Barbieri (Etats-Unis/Canada/Italie / 2005 / 12 mn / 35mm- video / galerie à Toronto)

A bird’s eye view of Las Vegas begins in the spectacular surrounding Arizona and Nevada desert, moving to the reflecting edifices of hotel and gambling complexes. But so far it’s the Las Vegas photographs in which an innate sense of unreality collides most strikingly with Barbieri’s projected vision. The city’s simulated monuments are made to look artificial, in total defiance of their reality. For Barbieri it is “the city as an avatar of itself.” Exactly a hundred years after the foundation of Las Vegas, Barbieri investigates the form that this most important of cities has adopted in the field of tourism and mass entertainment. The city is apparently unaffected by the dangers that characterise our era: the worldwide energy crisis and the ever-present fear of the danger of terrorism.

• LAX de Bureau of Inverse Technology (Etats-Unis / 2005 / 15 mn 30 / vidéo / les artistes)

Février 2004. Une femme, agent du Bureau of Inverse Technology (BIT) en transit par l’aéroport de Los Angeles (LAX) est entourée et immobilisée par au moins 16 policiers et agents de la sécurité aérienne parce qu’elle a refusé d’enlever ses patins à roulettes. Ce refus qui semblait anodin a précipité la voyageuse de l’autre côté de la mince frontière entre cliente de Première Classe et possible traîtresse folle. La caméra numérique de l’agent entassée dans son porte bagage enregistre la situation. LAX saisit la banalité d’un désastre, routinier pour un aéroport, pour exposer un état des choses plus général : l’escalade des contrôles et des decrets contre la mobilité personnelle ; et les effets diffus d’un sur-contrôle policier des aéroports au lendemain du 11 septembre.

• Threshold to the Kingdom de Mark Wallinger

(Grande-Bretagne / 2000 / 11 mn 20 / vidéo / ?)

Threshold to the Kingdom est une installation qui montre des passagers marchant vers le hall d’arrivée d’un aéroport. Le film est projetté au ralenti et accompagné du Miserere d’Allegri – l’un des sept psaumes de la pénitence. Une arrivée au Royaume-Uni qui soutenue par une musique spirituelle et doloriste ressemble au passage des âmes à travers les portes du paradis.

• Infrastructure de Rachel Reupke

(Grande-Bretagne / 2004 / 14 mn / vidéo / Lux)

Infrastructure montre, à l’instar d’un film d’anticipation, des vues fixes de la chaîne des Alpes dans lesquelles sont introduits des autoroutes, chemins de fer, tarmac et port de commerce. Il résulte de ces visions irréelles une tension entre nature sublimée et technologie menaçante. Ces scènes représentent pour elle d’hypothétiques paysages d’un futur proche, une critique du monde moderne. Ces montages numériques combinent à la fois les langages picturaux et cinématographiques en associant immobilisme (paysage photographié) et mouvement (personnages et véhicules). Une dimension narrative parachève le tout. Une observation attentive permet de déceler de minuscules personnages perdus dans l’immensité de la scène, acteurs d’une histoire qui nous échappe.

• Hinterland de Marie Voignier

(France / 2009 / 49 mn / vidéo / Capricci Films)

Quelques bâtisses au milieu de rien, puis la caméra pénètre au coeur d’une végétation exotique, luxuriante. Nous voilà à Tropical Islands, base de loisirs aux environs de Krausnick, village à 70 kilomètres au sud de Berlin, sur le site d’une ancienne base de l’aviation militaire soviétique. En ce lieu, d’une affectation à l’autre, se sédimentent les soubresauts du siècle écoulé, les stygmates et les contradictions de l’Europe : son espace mental, ses rêves, ses illusions.

Dans cet Hinterland indiqué par le titre (littéralement l’arrière pays ; pour les géographes, aire économique lié à l’activité d’un port, périphérie révélatrice), Marie Voignier déplie les mouvements de l’Histoire : le directeur des lieux, les anciens du village comme des nouveaux, tel ce jeune venu tenter sa chance et les décors de cet univers sous cloche : huttes de pacotilles, ciels peints. Et plane sur tout cela, dessinée sur un ballon blanc qui va léviter discrètement le temps du film, la reproduction d’un dessin de 1920 de Paul Klee, intitulé Angelus Novus, appui à un texte de Benjamin, rédigé dans l’urgence en 1940, qui le décrit comme l’ange de l’Histoire le visage tourné vers le passé : « Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse incessamment vers l’avenir auquel il tourne le dos, cependant que jusqu’au ciel devant lui s’accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès.»

Placer cet ange de l’Histoire en plein décor, voilà le geste qu’opère Marie Voigner, et qui donne la mesure de son ambition, discrète et incisive, intuitive et articulée.

Moyen Orient (75 minutes)

• A Declaration de Yael Bartana

(Israël / 2006 / 7 mn 40 / vidéo / Montevideo)

A Declaration montre un homme à bord d’une barque qui rejoint un rocher sur lequel flotte le drapeau israélien. L’homme va remplacer le drapeau par un olivier. L’action a lieu sur le Rocher d’Andromeda, dans la Méditerranée, en face du port de Jaffa. Le protagoniste présente des similitudes avec les pionniers israéliens représentés dans les films de propagande. Fort et musclé, vêtu d’un débardeur blanc et prêt à s’échiner au travail pour sa patrie. Or ici, le pionnier « dénationalise » le pays. A Declaration pose la question du remplacement d’un symbole par un autre et des conséquences.

• The Dead Weight of a Quarrel Hangs de Walid Ra’ad

(Liban / 1996-99 / 16 mn 54 / vidéo / V-tape, VDB / stfr )

This piece investigates the possibilities and limits of writing a history of the Lebanese civil wars (1975-1991). The tapes offer accounts of the fantastic situations that beset a number of individuals, though they do not document what happened. Rather, the tapes explore what can be imagined, what can be said, what can be taken for granted, what can appear as rational, sayable, and thinkable about the wars.

Detail de Avi Mograbi

(Israël / 2004 / 8 mn 15 / vidéo / l’artiste)

Des soldats aux visages inexpressifs dans un véhicule blindé vont déterminer le destin d’une femme ayant besoin d’aller à l’hôpital.

• Sabbath 2008 de Nira Pereg

(Israël / 2008 / 7 mn 12 / vidéo / l’artiste)

Sabbath 2008 rend compte des barrages de barricades, mises en place, le jour de Sabbat, par les habitants des quartiers ultra-Orthodoxes. Dans la plupart des cas, les barrières provisoires demeurent ainsi durant 24 heures, créant une séparation artificielle entre la zone ultra-Orthodoxes et le reste de la ville. Jérusalem se trouve ainsi topologiquement transformée en deux villes : l’une avec des voitures et l’autre sans. Ces installations rendent les frontières – entre le profane et le sacré, le présent et le passé – évidentes.

• Going for a Ride de Naded Awwad

(Palestine / 2003 / 15 mn / vidéo / l’artiste)

The video is based on the construction of the installation by Vera Tamari which is a statement on the aggressive and deliberate crushing of hundreds of privately-owned cars by the Israeli tanks in Ramallah and El-Bireh during the incursions in the two towns in 2002. The focus is on crushed cars because of the powerful meaning cars usually carry: freedom, the open road, travel and movement. In the video the cars were brought to life again somehow by searching into the memories of those who rode them.

• Mother Economy de Maya Zack (Israël / 2007 / 19 mn 45 / vidéo / l’artiste)

Mother Economy est une méditation sur l’Holocauste, le travail de la mémoire et la perte. Une jeune femme, aux allures sobres et travailleuses, localise les objets appartenant aux membres d’une famille absente et procède à un inventaire, à un classement, donnant à tous ces objets une valeur numérique. Après une mise en équation et en formules ces données, elle transforme méticuleusement un gâteau en un diagramme économique pâtissier. En fond sonore, sont diffusées les informations radiophoniques de la Seconde Guerre Mondiale, tandis que la protagoniste solitaire maintient l’ordre et le calme à travers des rituels domestiques. Elle esquisse les portraits de cette famille, à l’instar des biens personnels dont le contour est tracé sur le papier, afin de commémorer les morts.

Clandestinité, Mobilité & frontières #1 (89 minutes)

• Border de Laura Waddington

(France/Grande-Bretagne / 2004 / 27 mn / vidéo / l’artiste)

En 2002, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et iraqiens qui essayaient de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp.

• Returning a Sound de Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla

(Etats-Unis / 2004 / 5 mn 42 / video / galerie Chantal Crousel)

Suite à la campagne de « désobéissance civile » initiée par les pêcheurs de l’île portoricaine de Vieques dans les années 70, la marine US a dû quitter, en 2003, la moitié ouest de l’île, utilisée comme terrain test pour munitions. Son transfert direct au département de l’intérieur et sa transformation en « refuge pour la vie sauvage », soi disant pour restaurer l’écosystème de la côte et le protéger de l’activité humaine « perturbatrice » a permis de tenir à l’écart le pouvoir démocratique local qui, souhaitant une décontamination totale du site, risquait probablement de découvrir certaines vérités. Un jeune fait le tour de l’île dans un grand cri de trombone, l’instrument étant accolé au pot de sa mobylette.

• In Transit de Lida Abdul

(Afghanistan / 2008 / 4 mn / vidéo / sixpackfilm)

This piece takes place on the outskirts of Kabul, where the landscape is littered with the detritus of more than 20 years of war and the continued destruction of the land due to bombings etc. It‘s not unusual to see children playing around sometime within the carcasses of the planes and tanks lying like dead birds fallen from the sky. These are uncanny sights because the presence of these metallic giants is a symbol of sorts for the presence of the physical and psychological traumas of wars that have defined the history of Afghanistan for almost three decades now.

• Total symbiose de Abraham Poincheval, Laurent Tixador

(France / 2000 / 15 mn 30 / vidéo / galerie In situ)

En 2000, Laurent Tixador et Abraham Poincheval passent une semaine sur l’île du Frioul, face à Marseille, en conditions de survie. Ils n’emportent pour seule nourriture que de l’eau et… une tablette de chocolat. Pour le reste, ils se débrouillent. (…) Mais le plus délicat fut, sans doute, d’éviter les touristes, fort nombreux sur ces terres inexplorées… De cette robinsonnade, ils ont tiré un film, Total Symbiose.

• When Faith Moves Mountains de Francis Alys

(Belgique/Mexique / 2002 / 36 mn / vidéo / David Zwirner, New York, en France ?)

On April 11th 2002, 500 voluntiers were called in order to form a line to move a sand dune situated in the surroundings of the city of Lima. This human comb progressed pushing forward a certain quantity of sand with shovels in order to move the dune from its original position. The actual displacement was of an infinitesimal proportion, but not its metaphorical resonance.

• Island de Laurent Montaron. (France / 2004 / 2 mn / vidéo / galerie schleicher + lange)
Prisoners, indigents, epidemic victims, orphans, infants, stillborns, and unknowns are buried in the 750,000–1,000,000 graves that have been dug here in Potterʼs Field since 24-year-old Louisa Van Slyke, an orphaned victim of yellow fever, was supposedly the first to be interred on April 20, 1869. Inmates in orange uniforms take a break from their duties of burying the dead in Potterʼs Field on Hart Island to play basketball behind a high metal fence. These inmates, serving misdemeanor sentences in the city prison on Rikers Island, volunteer for burial detail on Hart Island in Bronx County. On most weekdays, they are transported first by bus to City Island, then by ferry or Correction Department launch, the only means of transportation across Long Island Sound to 100-acre Hart Island. Except for Correction officers and morgue and mortuary personnel, inmates are the only living human visitors to this otherwise deserted place with a history of war, incarceration, disease, and death.

Clandestinité, Mobilité & frontières #2 (111 minutes)

• Mapping Journey #1 de Bouchra Khalili  (France / 2008 / 4 mn 30 / vidéo / l’artiste)

Mapping Journey # 1 suit le trajet d’un jeune Algérien parti illégalement d’Annaba pour Marseille, en passant par la Sardaigne, Naples, Milan, Nice et Paris. À Marseille, n’ayant d’autre choix pour survivre que de vendre des cigarettes de contrebande, il songe à s’engager dans la Légion Étrangère dans l’espoir de régulariser sa situation, ou de reprendre la route, mais cette fois-ci pour la Suède.

• Shoes for Europe de Pavel Braila

(Moldavie / 2002 / 22 ou 26 mn / vidéo / l’artiste ? galerie Yvon Lambert ?)

La gare de Ungheni s’affaire : on change les essieux des trains. Lourd processus mécanique, permutation inéluctable entre l’Est et l’Ouest. La frontière laisse apparaître de nouvelles normes, matérielles mais aussi politiques. Shoes for Europe : passage d’un état à un autre, déplacement géographique mais aussi changement de condition humaine. La durée du film se superpose à l’attente des passagers inscrits malgré eux dans un système répétitif de transition. Intermédiaire suranné, métaphore de la différence. Cette vidéo clandestine affiche le constat d’une société à deux vitesses.

• München-Berlin Wanderung de Oskar Fischinger (Allemagne / 1927 / 5 mn / 16mm / Light Cone)

«Au printemps 1927, Fischinger avait de nombreuses dettes causées en partie par l’inflation et la crise en Allemagne. Le 1er juin de cette même année, il partit à pied de Munich pour rejoindre Berlin, en emportant sa caméra et des films. Pendant trois semaines et demie il parcourut les routes secondaires, filmant image par image les gens qu’il rencontrait et les lieux qu’il traversait.»

• Middlesea de Zineb Sedira

(Algérie/Grande-Bretagne / 2008 / 16 mn / vidéo / l’artiste ou galerie Kennour Menour)

Installation vidéo à écran unique, interroge la mer comme espace de transit, comme barrière entre le sud et le nord, entre l’est et l’ouest. La bande-son de Mikhail Karikis suscite une atmosphère menaçante et obsédante, tandis que les images décrivent le voyage somnambule d’un personnage solitaire entre la France et l’Algérie.

• Mapping Journey #2 de Bouchra Khalili

(France /2008 / 3 mn / vidéo / l’artiste)

Mapping Journey # 2 s’attache à la trajectoire d’un jeune Tunisien parti des côtes Lybiennes pour Marseille, via Lampedusa, Bari, Naples …  À Marseille, il ne rêve que d’une chose : « faire ses papiers et surtout revoir sa mère ».

• Europlex de Ursula Bieman & Angela Sanders

(Suisse / 2003 / 20 mn / vidéo / l’artiste)

Europlex tracks distinct cross-border activities through the Spanish Moroccan borderlands and seeks to make these obscure paths visible. On their repetitive circuits around the check-point to the Spanish enclave, the video follows in three borderlogs the smuggling women who strap multiple layers of clothes to their bodies, the daily commute of « domesticas » who turn into time travellers as they move back and forth between the Moroccan and European time zones and the Moroccan women working in the transnational zones in North Africa for the European market. All these trajectories move around and inbetween the imperative of the territorial borders, they form, however, a vital layer of the cultural and economic space between Europe and Africa.

• Vidéocartographies : Aïda, Palestine de Till Roeskens

(France / 2008 / 46 mn / vidéo / l’artiste)

A l’écran, rien d’autre qu’un autre écran. D’abord intacte, une feuille blanche se macule petit à petit de traits plus ou moins rectilignes. Voilà ces traits qui poussent, se poussent, s’entrecroisent, finissent par s’ordonner en dessin, en tracé, les voilà dérouler une topographie, signaler des lieux, bâtir des maisons, indiquer des parcours, décrire par le menu des écheveaux de routes, d’obstacles. Les voilà coucher des biographies planes. Six feuilles viendront ainsi lentement s’animer, au rythme de récits portés par des voix d’enfants, de femmes, d’hommes qu’on ne verra jamais. Où sont ces voix ? Derrière les feuilles. Certes, mais où encore ? Nulle part : c’est cela justement que ces voix racontent. Ou plutôt, parce que même le nulle part s’entête sur un sol, elles disent qu’elles sont en Palestine, dans le camp de réfugiés d’Aïda, non loin du fameux village qui vit naître le Christ. Elles disent qu’elles sont sans réelle identité, sans protection, sans assurance de lendemain. Exils, deuils, lieu divisé, tout cela fabrique une animation au insouciance qui s’en trouve secouée, et nous-mêmes qui devenons les fantômes de notre sécurité.ralenti, seul témoignage visible d’une expérience dont ceux qui en souffrent restent, comme ils le sont de fait, occultés : des voix et des signes maigrement griffonnés.

On n’aura guère de peine à saisir que si Till Roeskens reprend à sa manière le protocole rendu célèbre par Stanley Brouwn (faire dessiner à des passants son chemin), c’est dans un contexte si différent que c’est notre propre

Entre deux (82 minutes)

Rabbit à la Berlin de Bartek Konopka (Allemagne/Pologne / 2009 / 50 mn / vidéo / ?)

La bande de terre qui séparait entre deux murs Berlin-Est de Berlin-Ouest était fatale à ceux qui y pénétraient. Pour les lapins, elle représentait la sécurité absolue. Les soldats avaient l’interdiction de les abattre. Ces petits animaux servent de métaphore pour décrire la vie à l’époque du Mur, puis de l’après Mur, quand les lapins se sont éparpillés dans la ville.Le film Rabbit à la Berlin est une métaphore habile des événements qui se sont produits entre 1961 et 1989. Entre autres nombreux documents d’archives, on voit des images inhabituelles de lapins et des prises de vue du mur depuis le ciel, entrecoupées d’interviews d’anciens soldats, d’un spécialiste des lapins et d’autres personnalités. Des photomontages de lapins désorientés dans la circulation complètent ce flux d’images. Le cinéaste polonais Bartek Konopka réussit là un collage monté de façon rythmée qui, par l’adjonction d’éléments fictifs, devient un documentaire surprenant qui décrit les effets du Mur de Berlin sur les hommes et les animaux.

The White Station de Seifollah Samadian (Iran / 1999 / 8 mn / vidéo / ?)

The White Station, one of Seifollah Samdian’s most important works, shows people on the street, including some women wearing black chador, as they wait for a bus during a harsh blizzard in Tehran in 1999. The film was shot from the artist’s apartment window. Looking through the window, the viewer is separated from the noise of the strong wind and the violently falling snow. Despite this distance, the focused framing on anonymous individuals conveys their perseverance in the face of the storm. Seifollah Samadian has worked as an assistant to the celebrated Iranian artist Abbas Kiarostami, and is a highly respected photographer and filmmaker in his own right. Samadian’s simple filmic works often document everyday scenes, which ultimately lead to an awareness of wider social issues.

Lift de Marc Isaacs (Grande-Bretagne / 2001 / 24 mn / vidéo / Andana Films ou l’artiste)

Le réalisateur Marc Isaacs s’installe dans l’ascenseur d’un immeuble Londonien. Les habitants vont peu à peu se confier à lui : un portrait émouvant et teinté d’humour d’un quartier populaire de Londres.


Programmation sous réserve. Un programme définitif et détaillé sera

disponible à l’Accueil de la MCA.

PROGRAMME FILMS

Stalker, Andreï Tarkovski – 1979 – 2h43

Dersou Ouzala, Akira Kurosawa – 1975 – 2h25

De l’autre côté, Chantal Akerman – 2002 – 1h39

Les ailes du désir, Wim Wenders – 1987 – 2h10

Requiem pour un massacre, Elem Klimov – 1984 – 2h20

Robinson dans l’espace, Patrick Keiller – 2003 – 1h20

No Man’s Land, Alain Tanner – 1985 – 1h50

En construction, José Luis Guérin – 2001 – 2h05

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Written by suspendedspaces

4 janvier 2010 à 2:45

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